vendredi 2 avril 2010

Les peuples d'Europe disent : « A bas l'Union européenne, ses traités de Maastricht, Amsterdam et Lisbonne, ses directives et son pacte de stabilité ! »

Grèce : grèves et manifestations contre les plans destructeurs du gouvernement Papandréou dictés par l'Union européenne et le FMI.
 

C'est un fait : le plan de rigueur du « socialiste » Papandréou vise à faire payer au peuple et aux travailleurs grecs les conséquences de la spéculation organisée par les grandes banques, les multinationales et les institutions financières, principalement nord-américaines, contre les finances publiques grecques.


Dans les mêmes circonstances, et pour les mêmes raisons, les gouvernements de « gauche » d'Espagne et du Portugal, les gouvernements de droite d'Allemagne et d'Italie préparent semblables plans de rigueur destructeurs. Ces plans de rigueur, meurtriers pour la classe ouvrière, sont dictés conjointement par l'Union européenne et par le Fonds monétaire international (FMI) présidé par le « socialiste » Strauss-Kahn.


Ainsi se vérifie le caractère totalement réactionnaire, anti-ouvrier, antidémocratique des institutions de l'Union européenne, instruments du capital financier international contre les travailleurs et les peuples, institutions en proie à une crise de dislocation.
 

Cependant, le 5 mars, des centaines de milliers de travailleurs grecs ont fait grève et ont manifesté, dans l'unité, avec leurs syndicats contre le plan de rigueur. Et une nouvelle grève générale est appelée le 11 mars.
 

Islande : avec plus de 90 % de « non » au référendum, le peuple islandais rejette la tentative de l'Union européenne de lui faire payer la faillite des banquiers et des spéculateurs.


Toutes les manœuvres pour imposer au peuple islandais de rembourser, en application des règles de l'Union européenne, la faillite des banquiers et des spéculateurs, ont une nouvelle fois échoué : à 91,7 % dans le référendum du 7 mars, le peuple islandais a dit : «  Ce n'est pas à nous de payer, quoi qu'en disent les directives et les autorités de l'Union européenne et quoi qu'elles veulent nous imposer !  »


Et en France ? 


Les élections régionales de 14 et 21 mars s'inscrivent totalement dans le cadre de « l'Europe des régions ». Chaque jour qui passe, les annonces de plans de licenciements et de suppressions d'emplois se succèdent à un rythme effrayant.

Le gouvernement Sarkozy, qui s'en est déjà pris aux retraites, annonce un plan de rigueur d'ensemble au lendemain des élections régionales. 

Et à gauche ?

Acceptant le même cadre de l'Union européenne, les dirigeants du parti socialiste et du parti communiste se proposent de participer au « débat » sur la réforme des retraites, répondant à la demande de consensus du gouvernement.


Quant aux élections régionales, quelle est la signification de la victoire annoncée de la gauche dans toutes - ou quasiment toutes - les régions ?
 
Il suffit de lire les propositions du PS et du PCF pour les élections régionales pour comprendre à quoi ils sont candidats.
Leurs propositions se concentrent en un partage des tâches entre gouvernement central et exécutifs régionaux, dans une même acceptation des directives européennes.


Ainsi, les uns et les autres se proposent d'organiser la régionalisation-destruction des services publics et des droits ouvriers (l'agence régionale de la santé, régionalisation des chemins de fer, régionalisation de l'Education nationale, des administrations publiques de l'Etat), et aussi de mettre en place des missions d'aide à l'emploi qui accompagnent les plans de licenciements et de destruction.


En fait, il s'agira d'œuvrer à la privatisation des services publics, au démantèlement des droits et garanties conquis dans le cadre de la Nation, à la remise en cause de la démocratie communale.



Sans aucun doute, à l'occasion de ces élections, se manifestera le rejet de la politique du gouvernement Sarkozy et des diktats de l'Union européenne et du Fonds monétaire international.


Sans aucun doute, ce rejet s'exprimera d'abord par l'abstention en masse mais aussi, partiellement, par le vote « malgré tout » pour les partis qui - en apparence, du moins -semblent opposés au gouvernement Sarkozy.


Non à la rigueur, non à l'Union européenne.


Le Parti ouvrier indépendant, qui combat pour la rupture avec l'Union européenne contre l'éclatement-régionalisation-décentralisation de la Nation, pour l'unité de la classe ouvrière et de la démocratie, a fait le choix de ne pas se présenter aux élections régionales.


Chacun le comprend : si le résultat des élections régionales marque un rejet de la politique du gouvernement Sarkozy, il n'ouvrira pas, par lui-même, une issue politique à la crise.


Cette issue exige de forger l'unité des travailleurs et de leurs organisations, à l'échelle de toute l'Europe, dans le combat commun pour l'union libre des peuples et des nations libres d'Europe, et la rupture avec Maastricht.

Cette issue exige, en France, de forger l'unité des travailleurs et de leurs organisations en refusant tout consensus avec les multinationales, toute aide au gouvernement Sarkozy.


Une unité des travailleurs et des organisations pour dire : «  Ne touchez pas à nos retraites, interdiction des licenciements, non au plan de rigueur ! »


Le Parti ouvrier indépendant, pour sa part, estime que ces mots d'ordre appellent le combat politique pour la rupture avec l'Union européenne, la rupture des diktats du FMI, pour l'annulation du remboursement des 46 milliards d'euros par an de la dette publique de l'Etat aux institutions financières internationales, pour la restitution des 32 milliards d'euros d'exonération de cotisations sociales accordée aux patrons, pour que les centaines de milliards mis à disposition des multinationales et des banques, qui s'en servent pour spéculer, soient restitués pour les besoins de la défense de la population laborieuse.
 

Cet article a été publié le 9 mars 2010 sur le site national
Site national du POI : http://www.parti-ouvrier-independant.com

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